Le saviez-vous ?
Le Chili est actuellement le pays le plus développé du continent latino-américain
Le Chili est le 1er exportateur mondial de cuivre
Le Chili est le 1er exportateur de saumon devant la Norvège depuis 2006 (75% du saumon consommé aux US provient du Chili)
Le Chili est le 1er exportateur de fruits et légumes
Le Chili a été le 1er pays d’Amérique du Sud à élire à sa tête une femme, Madame Michelle Bachelet, au suffrage universel direct
Sa monnaie est le peso chilien (CLP), 1€ = 670 pesos
Sa capitale est Santiago du Chili
Après de nombreuses îles, nous sommes contents de retrouver une grande ville et tous les avantages liés à ce statut : facilité de transport, logement à prix correct, internet illimité et commerces proches. Pour les deux semaines que nous allons passer ici, nous avons réservé un appartement meublé dans un nouvel immeuble de 2010. Cela nous permet d’avoir de l’indépendance, des repères et un certain confort. Bonne surprise à l’arrivée, il est situé au-dessus d’un grand supermarché dans lequel on nous verra souvent !
Vous vous demandez certainement, « mais pourquoi ont-ils décidé de passer autant de temps à Santiago ? ». C’est simple, nous voulons apprendre quelques notions d’espagnol comme nous allons traverser de nombreux pays hispanophones lors les prochains mois. L’apprentissage de cette langue pourra également s’avérer utile au retour. Trouvée dans un de nos guides, notre choix s’est porté sur l’école Bellavista, située dans le quartier qui porte le même nom. Au programme : deux semaines de cours collectifs, quotidiennement de 10h à 13h30 puis des activités au choix l’après-midi.
Lundi matin, rentrée des classes pour le plus grand bonheur de Matthieu...Les groupes sont de petites tailles et nous apprenons chacun des premières bases. Matthieu a comme acolytes deux hommes turcs et une australienne, je suis avec une portugaise, un anglais et un jeune turc. C’est parti pour des matinées de cours et des après-midi à réviser et à faire nos devoirs. Nous profitons également des après-midi pour planifier et réserver des logements et activités pour le mois de février (Patagonie argentine, Parc national chilien, etc). La seule activité à laquelle nous participons la première semaine est la dégustation de vins chiliens…et oui, on ne change pas… le vendredi après-midi à l’école : dur de déguster à jeun à 17h, sous 35°, des Merlot, Cabernet Sauvignon et Carménère. Ce dernier cépage est celui que nous préférons. Nous avons aussi dîné avec Laetitia, une amie d’amie, qui vit depuis 6 mois ici. Et le premier week-end, nous avons enfin pris le temps de visiter le centre de Santiago.
Santiago est une ville qui nous a bien plu, non pas pour ses attraits touristiques un peu limités, mais pour la qualité de vie. Vivant dans le centre et étudiant dans le quartier de Bellavista, nous faisions chaque jour les trajets à pieds, quasi 1h de marche aller-retour ce qui nous permettait de voir plusieurs quartiers et d’éviter les moyens de transport bondés le matin comme dans toute grande ville. La ville se développe vers l’est, le centre étant de plus en plus délaissé. Nous avons aimé les quartiers Lastarria, Bellavista (=quartier bohème avec de jolies maisons colorées), Providencia (=quartier résidentiel) mais ne sommes pas allés dans le récent quartier de Las Condes où se construisent des malls à l’américaine, golfs, etc. On sent que la ville tend à s’américaniser. Toutefois, on s’y est bien senti et c’est une ville où on pourrait s’imaginer vivre.
Il est très facile de visiter à pieds le centre, en quelques heures : la traditionnelle Place des Armes qu’on trouve dans toute grande ville en Amérique du Sud, la Cathédrale, la place de la monnaie avec le palais présidentiel, le Cerro Santa Lucia, petite colline qui surplombe le centre et offre un beau panorama, bien qu’un peu brumeux à cause de la chaleur. C’est pourquoi, on ne voit pas toujours les imposantes montagnes qui entourent la ville. Niveau températures, nous avions de 20 à 23° le matin puis de 30 à 35° l’après-midi. Très facile le matin pour choisir sa tenue !
La deuxième semaine de cours, les groupes ont été réaménagés entre les départs-arrivés et les progressions-régressions. Matthieu a rejoint mon groupe dans lequel ne restait que la portugaise, Rubina. Consciencieux, nous avons avancé plus rapidement et la quantité de devoirs s’est accrue ! Le mercredi après-midi, nous avons marché des heures pour arpenter en groupe les différents marchés de la ville (marché aux fruits et légumes, marchés pour animaux, marchés aux fleurs, marché touristique, le Mercado central). Cela nous a permis de visiter de nouveaux quartiers, plus modestes, que nous ne connaissions pas, dont celui de Patronato, connu pour ses habits bon marchés. Au marché aux fleurs, nous avons été étonnés par les énormes compositions florales en forme de croix destinées aux cimetières.
Niveau nourriture, nous avons mangé énormément de crudités, fruits et légumes. Les nectarines, avocats, pamplemousses et mangues étaient excellents. Au marché, nous avons dégusté de très bons jus de fruits frais (poire et fraise). Au restaurant, Matthieu a mangé un très bon carpaccio de poulpe et j’ai gouté une des spécialités locales, la « pastel de choclo », sorte de gâteau de mais composé d’un mélange de viandes, oeuf et purée de mais passée au four. Un peu lourd par 35° et pas ultrafin à notre goût. Niveau boissons, nous avons testé le Pisco Sour traditionnel, très bon quoique assez fort, et des vins rouges chiliens, un peu tanniques et jeunes à notre goût.
Valparaiso en 1 jour :
Située à 1h30 de bus seulement de Santiago, nous avons fait l’A-R dans une journée, ce qui nous a paru bien suffisant pour explorer la ville, bien qu’à pieds.
Nous avons débuté par l’extrémité ouest de la zone typique et le port : des ruelles plus ou moins entretenues, un port qui a l’air en déclin. La 1ère impression n’est pas très positive, surtout quand nous nous « perdons » dans des ruelles où se trouvent nombre de SDFs dans le bas des quartiers de Santo Domingo et Toro. Puis nous prenons les ascenseurs et rejoignons le quartier le plus touristique, Concepcion. Et là, une toute autre ambiance nous attend : des ruelles rénovées, des maisons repeintes. C’est beaucoup plus joli, mais on n’oublie pas la pauvreté que nous avons brièvement côtoyée à l’est de la ville. Nous visitons le musée du Palacio Baburizza, dont l’immeuble ressemble à un petit manoir et qui abrite quelques peintures françaises du 19ème siècle. Nous apercevons au loin les imposants cimetières de la ville, situés dans le quartier Panteon. Les rues montent et descendent et ne sont pas toujours pavées ce qui rend la visite un peu sportive ! Le quartier Alegre est également très agréable, notamment la ruelle d’artistes, Lautario Rosas. La maison de Pablo Neruda (grande star à Santiago ou ici) est située en peu plus loin et nous la zappons. Avant le départ, de nouveaux SDFs nous accostent alors que nous n’avons ni sac ni biens de valeur hormis le petit appareil photo…Nous repartirons de Valparaiso avec un sentiment mitigé : la ville mérite le détour, ces petites collines dotées de maisons colorées sont très jolies, les quartiers de Concepcion et Alegre sont très agréables. Mais on a eu une impression de forte pauvreté et de déclin qui ternissent un peu la vision globale.
Tops :
> La qualité de vie à Santiago : climat méditerranéen facile, quartiers sympathiques, niveau de vie moyennement élevé, internet illimité
> Une ville organisée par quartiers à personnalité : Bellavista, Lastarria, Providencia
> De très bons fruits et légumes
> Les jolies maisons colorées de Valparaiso, nichées sur des collines
Flops :
> Le bruit des voisins, notamment la nuit : peu de respect pour autrui quant au volume des films ou de la musique, même tard la nuit/tôt le matin
> Le développement à l’américaine (malls, golfs, etc) vers l’est de la ville
> Le fait de devoir payer principalement en espèces : logements, des rabais uniquement si paiement en espèces, etc.
> L’absence de low costs : des vols internes ou internationaux très chers, seulement 2 grandes compagnies
> La quantité de SDFs à Valparaiso dans les rues moins touristiques et donc la pauvreté